Who’s that coming ?

 

Hello lecteurs avisés, pour ma première je tente une audacieuse association footballeur/musicien !

En effet si George Best devait être un musicien, un nom me vient obligatoirement à l’esprit : Rory Gallagher.

Artistes à la technique flamboyante et aux inspirations géniales, les deux ont marqué leur époque par leur personnalité hors normes et une faiblesse qui leur sera fatale.

Si Rory est né deux ans plus tard dans l’autre Irlande, il est vite devenu une icône locale au point de déclencher une pétition pour que l’aéroport de Cork, ville où il a grandi, soit rebaptisé en son nom : http://rorygallagherairport.com/Rory/

Musicien précoce, il brûle les étapes au point de devenir musicien professionnel à quinze ans. Il touchera rapidement à nombre d’instruments et de styles différents, mais il se fait d’abord connaître avec son groupe Taste, avec lequel il gagne rapidement en popularité au point de figurer au line up du légendaire festival de l’Ile de Wright 1970 en compagnie des Doors, Who et autres Jimi Hendrix.

C’est pourtant sa carrière solo lancée peu de temps après qui marquera les esprits, malgré la proposition des Rolling Stones de l’enrôler en 1975 après le départ de Mick Taylor. Probablement la bonne décision pour qui l’a déjà aperçu sur scène.

Car Rory Gallagher c’est un charisme unique, un véritable frontman capable de mener son groupe sur tous les terrains, avec une fougue qui électrise même ses concerts acoustiques. Peut importe le contexte et l’instrument qu’il a en main, il transcende les genres, transforme son héritage folk/blues en revival rock voir hard rock au grès de ses inspirations.

J’ai souvent l’impression de voir l’essence de Led Zeppelin en un seul homme, la pose en moins et sûrement encore plus authentique.

Il rassemble tout ce que j’aime à aujourd’hui dans cette musique:
 Une solide connaissance et un profond respect des bases du blues notamment autour du Delta, une intensité sur scène incroyable et une exceptionnelle maîtrise de la guitare, que ce soit en jeu classique ou en slide, accordage standard ou open tuning. Il est par-dessus ça un excellent chanteur, solide joueur de mandoline, d’harmonica et même de saxophone sur quelques morceaux.

Malheureusement, quelques choix de carrière douteux malgré une activité débordante (parfois plus de 200 concerts par an) ont raison de son équilibre. Il commence une auto médication arrosée à l’alcool qui entraîne sa mort accélérée après un rejet de transplantation du foie à l’âge de 47 ans.

Pour les guitaristes, sa Stratocaster de 1961 rentre au panthéon des instruments mythiques. Sa patine brute reconnaissable entre toutes, est notamment due à son groupe sanguin spécifique. En effet, celui ci provoquait des suées très acides, qui vu la débauche d’énergie habituelle du bonhomme, ont progressivement rongé les couches de vernis de la finition Sunburst d’origine !

Les guitares de rory gallagher-episode 1

Il jouera d’autres guitares, électriques comme sa Telecaster en Slide tel Muddy Waters ou encore acoustiques avec encore sa National Triolian de 1932, parfaite pour les racines blues auxquelles il était attaché.

Pour découvrir sa carrière en (merveilleux) podcast :
https://www.mixcloud.com/Bloomerslovers/rory-gallagher-story-part-1/

A une prochaine !

Par : Orian

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